Selon un sondage Odoxa réalisé pour la MIF, la préparation financière à la retraite reste l’apanage des foyers les plus aisés. Bien que les Français aspirent à une retraite synonyme de repos, de voyages ou d’activités enrichissantes, ils redoutent de plus en plus ses conséquences économiques.
Une retraite désirée… mais source d’anxiété
D’après l’enquête, 60 % des actifs âgés de 45 à 64 ans se disent enthousiastes à l’idée de prendre leur retraite. Pour beaucoup, elle évoque des moments de détente (84 %), de voyage (88 %), d’activités culturelles et sportives (70 %) ou de liens sociaux retrouvés.
Mais cette étape est aussi synonyme de préoccupations majeures, notamment :
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La crainte du chômage en fin de carrière (57 %),
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Une baisse de niveau de vie anticipée : 54 % estiment qu’ils vivront moins bien que leurs parents, et 35 % pensent que leurs enfants vivront encore plus difficilement leur propre retraite.
Un système mal compris, surtout chez les plus modestes
L’étude met également en lumière une méconnaissance globale du système de retraite :
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62 % des employés et ouvriers déclarent ne pas en comprendre le fonctionnement.
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61 % des sondés se disent mal informés sur les démarches administratives à effectuer.
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72 % ignorent les solutions existantes pour anticiper la dépendance.
Même sur le plan financier, les repères manquent :
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Seules 30 % des personnes interrogées connaissent leur taux de remplacement.
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55 % ne comprennent pas bien le fonctionnement de la pension de réversion.
Une réforme qui modifie les comportements
Si la réforme des retraites suscite encore des débats, elle semble aussi influer sur les mentalités : 45 % des sondés s’estiment aujourd’hui capables de travailler à temps plein après 62 ans, contre 30 % il y a deux ans. Par ailleurs, près de la moitié envisagent de poursuivre une activité partielle après leur départ à la retraite.
Face à une baisse attendue de 32 % de leur pouvoir d’achat, 65 % des futurs retraités déclarent épargner, et 62 % ont déjà souscrit un produit d’épargne. Pourtant, seuls 14 % pensent que la retraite obligatoire leur suffira, et 42 % estiment qu’un complément est indispensable pour maintenir leur niveau de vie.
Une épargne très inégalitaire
Le vrai point de fracture réside dans l’inégalité d’accès à la préparation financière :
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76 % des foyers aisés épargnent, contre seulement 39 % des ménages modestes.
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83 % des cadres détiennent un produit d’épargne-retraite, contre 38 % des foyers les moins favorisés.
L’assurance-vie reste le placement le plus populaire (45 %), devant le PER (24 %) et l’épargne salariale (22 %). Pourtant, 44 % des futurs retraités déclarent mal connaître les dispositifs d’épargne d’entreprise, preuve que l’information reste un levier crucial à activer.
Source : Enquête Odoxa pour la MIF réalisée du 2 au 7 mai 2025 auprès de 1 001 actifs âgés de 45 à 64 ans.
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