Publié le 13 septembre 2026 à 07:30 — Mis à jour le 4 septembre 2026 à 17:16

Le leasing social confirme son succès.

Ouverte le 16 juillet 2026, la troisième édition du dispositif a déjà dépassé les 30 000 voitures électriques commandéesen moins de deux mois.

L’objectif fixé pour cette nouvelle campagne est de permettre à au moins 50 000 ménages de louer une voiture électrique à tarif préférentiel. Autrement dit, environ 60 % du volume prévu est déjà engagé.

Pour les personnes éligibles qui envisagent de changer de véhicule, il peut donc être utile de ne pas trop attendre.

Plus de 30 000 commandes en quelques semaines

Le démarrage avait déjà donné le ton.

Après seulement deux semaines, près de 20 000 commandes avaient été enregistrées. Début septembre, le seuil des 30 000 est désormais franchi.

Le succès est moins spectaculaire que lors de certaines éditions précédentes — plus de 35 000 véhicules avaient été commandés durant la première semaine de la campagne 2025 — mais l’intérêt reste très élevé.

Pour 2026, l’État a prévu une enveloppe de 401 millions d’euros et au moins 50 000 véhicules.

Comment fonctionne le leasing social 2026 ?

Le principe est de permettre à certains ménages modestes de disposer d’une voiture électrique neuve sans avoir à l’acheter immédiatement.

Le contrat doit durer au minimum trois ans et peut prendre la forme d’une location longue durée ou d’une location avec option d’achat.

Les offres doivent respecter plusieurs règles :

  • un loyer inférieur à 200 € par mois, hors assurance, entretien et options ;
  • au moins 25 % des véhicules proposés par chaque loueur à moins de 140 € par mois ;
  • au moins 15 000 kilomètres par an inclus sans surcoût ;
  • une durée minimale de trois ans.

Certaines offres descendent même sensiblement sous les 140 € mensuels.

L’aide publique au leasing peut atteindre 9 500 € par véhicule, ce qui permet justement de ramener les mensualités à des niveaux très inférieurs à ceux d’une location classique.

Qui peut bénéficier du leasing social ?

Le dispositif n’est pas accessible à tous.

Pour l’édition 2026, il faut notamment être majeur, résider en France et disposer d’un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 €.

Il faut également remplir l’une des deux conditions liées à l’utilisation professionnelle de la voiture :

habiter à plus de 10 kilomètres de son lieu de travail et utiliser son véhicule personnel pour s’y rendre ;

ou

parcourir plus de 8 000 kilomètres par an avec son véhicule personnel dans le cadre de son activité professionnelle.

Autre précision importante : une personne ayant déjà bénéficié du leasing social en 2024 ou 2025 ne peut pas bénéficier à nouveau du dispositif en 2026.

Est-ce vraiment une bonne affaire ?

Pour un ménage éligible qui a réellement besoin d’une voiture, le dispositif peut être particulièrement intéressant.

Le principal avantage est évident : accéder à une voiture électrique neuve avec un loyer parfois proche de 100 € par mois, sans devoir mobiliser plusieurs dizaines de milliers d’euros pour l’achat.

Mais il faut éviter de regarder uniquement le loyer affiché.

L’assurance automobile reste obligatoire et n’est généralement pas comprise. L’entretien, certaines options ou prestations peuvent également augmenter le coût réel.

Il faut aussi regarder ce qui se passe à la fin du contrat.

En location longue durée, le véhicule est restitué. En location avec option d’achat, il peut être possible de le conserver en payant sa valeur résiduelle.

Les éventuels frais liés à l’état du véhicule lors de sa restitution doivent également être anticipés.

Pourquoi le gouvernement mise-t-il autant sur le leasing social ?

Le dispositif poursuit deux objectifs.

Le premier est social : rendre la voiture électrique accessible aux ménages qui n’ont pas nécessairement les moyens d’en acheter une neuve.

Le second est industriel et environnemental.

Les véhicules éligibles doivent respecter des critères environnementaux et le plan français d’électrification privilégie davantage les véhicules, batteries et moteurs produits en Europe.

L’État cherche ainsi à accélérer le renouvellement du parc automobile tout en orientant les aides vers des véhicules présentant une meilleure empreinte environnementale.

30 000 commandes : est-ce réellement beaucoup ?

Oui, même si une commande n’est pas encore une voiture effectivement livrée.

Le chiffre montre surtout que le principal frein à l’adoption du véhicule électrique reste en grande partie son prix.

Lorsque les mensualités tombent sous 200 €, voire autour de 100 €, la demande augmente très rapidement.

Les campagnes précédentes l’avaient déjà démontré : environ 100 000 ménages ont bénéficié des éditions 2024 et 2025.

L’édition 2026 confirme donc que le leasing social n’est plus une expérimentation marginale mais un véritable outil de politique automobile.

Faut-il se dépêcher ?

Pour une personne éligible qui envisageait déjà de changer de voiture, probablement.

Avec plus de 30 000 commandes sur les 50 000 véhicules prévus, une partie importante de l’enveloppe est déjà engagée.

La disponibilité dépend également des modèles et des loueurs.

Il ne faut évidemment pas louer une voiture uniquement par peur de manquer le dispositif. Mais si le besoin existe réellement, vérifier son éligibilité et comparer les offres dès maintenant paraît plus prudent que d’attendre plusieurs mois.

Ce qu’il faut retenir

Le leasing social électrique 2026 connaît à nouveau un démarrage très rapide : plus de 30 000 véhicules ont déjà été commandés depuis son ouverture le 16 juillet.

Le dispositif permet aux ménages éligibles de louer une voiture électrique neuve pour moins de 200 € par mois, avec certaines offres inférieures à 140 €.

Pour en profiter, il faut notamment respecter un plafond de revenu fiscal de référence de 16 880 € par part et utiliser régulièrement son véhicule pour ses déplacements professionnels.

Avec seulement 50 000 véhicules prévus pour cette édition, le véritable enjeu pourrait désormais être la disponibilité des offres avant épuisement du dispositif.