Publié le 12 August 2026 à 07:30 — Mis à jour le 9 August 2026 à 11:47

Les automobilistes éligibles disposent finalement d’un mois supplémentaire. L’aide carburant de 100 euros destinée aux travailleurs « grands rouleurs » peut désormais être demandée jusqu’au 31 août 2026. Le guichet devait initialement fermer fin juillet. Environ trois millions de travailleurs pourraient bénéficier de cette indemnité créée pour compenser la hausse des prix des carburants. Attention cependant : revenus, distance domicile-travail et type de véhicule sont soumis à plusieurs conditions précises.

Une aide de 100 euros pour près de trois millions de travailleurs

Face à la hausse du coût des carburants liée aux tensions au Moyen-Orient, le gouvernement a instauré au printemps 2026 une nouvelle indemnité destinée aux travailleurs utilisant régulièrement leur véhicule.

Son montant est fixé à 100 euros par bénéficiaire éligible. Selon le ministère de l’Économie, cette somme représente approximativement une aide de 20 centimes par litre pendant six mois pour une consommation moyenne.

Près de trois millions de travailleurs modestes seraient concernés par le dispositif.

Il ne s’agit donc pas d’une remise appliquée directement dans les stations-service. L’aide est versée par la Direction générale des finances publiques sur le compte bancaire connu de l’administration fiscale.

Qui peut bénéficier des 100 euros ?

La première condition concerne les revenus.

Le demandeur doit appartenir à un foyer dont le revenu fiscal de référence 2024 par part ne dépasse pas 16 880 euros.

À titre indicatif, le ministère précise que cette limite correspond approximativement à un salaire net mensuel de 1 508 euros pour une personne seule. Pour un couple avec un enfant, le plafond correspond à environ 3 771 euros nets mensuels pour le foyer.

Les salariés rémunérés au SMIC en 2024 peuvent donc notamment entrer dans le dispositif.

Les personnes redevables de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) au titre de 2024 sont en revanche exclues de cette indemnité.

Le demandeur doit également avoir déclaré en 2024 un revenu provenant d’une activité professionnelle : salaire, bénéfices industriels et commerciaux (BIC), bénéfices non commerciaux (BNC) ou bénéfices agricoles.

Les allocations chômage et la préretraite ne constituent pas des revenus d’activité permettant, à elles seules, de bénéficier de l’aide.

Il faut également être un « grand rouleur »

Le niveau de revenu ne suffit pas.

Pour bénéficier des 100 euros, il faut utiliser un véhicule personnel pour travailler ou effectuer les trajets entre son domicile et son lieu de travail.

Le demandeur doit remplir au moins l’un de ces deux critères :

  • parcourir plus de 15 kilomètres par trajet entre le domicile et le travail, soit plus de 30 kilomètres aller-retour ;
  • ou effectuer plus de 8 000 kilomètres par an avec son véhicule dans le cadre professionnel.

Ces éléments sont déclarés par le bénéficiaire lors de sa demande, mais l’administration peut procéder à des contrôles ultérieurs.

Tous les véhicules ne sont pas concernés

Autre particularité du dispositif : l’aide ne concerne pas tous les modes de transport.

Le véhicule doit être un deux, trois ou quatre roues à motorisation thermique ou hybride non rechargeable, être régulièrement assuré et être utilisé à des fins professionnelles.

Les véhicules électriques et à hydrogène sont notamment exclus, tout comme les poids lourds, certains véhicules agricoles et les véhicules de fonction ou de service pris en charge par l’employeur.

L’aide ne peut par ailleurs être accordée qu’une seule fois pour un même véhicule.

Comment demander l’aide avant le 31 août ?

La démarche s’effectue directement en ligne depuis impots.gouv.fr.

Le demandeur doit notamment renseigner :

  • son état civil ;
  • son numéro fiscal ;
  • l’immatriculation du véhicule ;
  • le numéro figurant sur la carte grise.

Il doit également certifier qu’il respecte les conditions relatives à l’utilisation professionnelle et aux kilomètres parcourus.

Un simulateur officiel permet de vérifier son éligibilité avant de remplir le formulaire.

Lorsque la demande est validée, le versement intervient en principe sur le compte bancaire enregistré auprès de l’administration fiscale dans un délai d’environ dix jours.

Les justificatifs permettant de démontrer son éligibilité doivent toutefois être conservés pendant cinq ans. L’administration peut réclamer le remboursement de l’aide en cas de versement indu, avec des majorations en cas de déclaration volontairement inexacte.

Une date limite à ne pas manquer

Le guichet a ouvert le 27 mai 2026 et devait initialement fermer fin juillet. Le gouvernement a finalement décidé de prolonger la période de demande jusqu’au 31 août 2026.

Les personnes potentiellement concernées ont donc encore quelques semaines pour vérifier leur situation.

Ce qu’il faut retenir

L’aide carburant de 100 euros est bien disponible en 2026, mais elle cible spécifiquement les travailleurs modestes qui parcourent des distances importantes avec leur véhicule personnel. Pour être éligible, il faut notamment respecter un plafond de 16 880 euros de revenu fiscal de référence par part et parcourir plus de 15 kilomètres pour se rendre au travail ou dépasser 8 000 kilomètres professionnels par an. La principale nouveauté est désormais le calendrier : la demande peut être déposée jusqu’au 31 août 2026 sur impots.gouv.fr.