À la suite de la déclaration des revenus de 2025, plusieurs millions de contribuables pourraient recevoir un remboursement de la Direction générale des finances publiques.
Les principaux virements sont attendus les 24 et 31 juillet 2026. Ils concerneront notamment les foyers qui ont supporté un prélèvement à la source trop élevé en 2025 ou qui bénéficient d’un solde de réductions et de crédits d’impôt.
Tous les contribuables ne recevront cependant pas d’argent. La déclaration effectuée au printemps permet à l’administration fiscale de calculer le montant définitif de l’impôt dû sur les revenus de 2025. Selon le résultat, le foyer recevra un remboursement, n’aura plus rien à payer ou devra régler un complément à partir de septembre.
Ce qu’il faut retenir
- Les remboursements seront versés, dans la plupart des cas, les 24 ou 31 juillet 2026.
- Le versement est automatique : aucune demande spécifique n’est nécessaire.
- Le remboursement est effectué sur le compte bancaire connu de l’administration.
- Un chèque peut être envoyé si la DGFiP ne dispose d’aucun compte bancaire.
- Le remboursement peut provenir d’un prélèvement à la source trop élevé ou d’avantages fiscaux.
- Une avance de crédit d’impôt trop importante versée en janvier peut, au contraire, provoquer un solde à payer.
- Un solde inférieur ou égal à 300 euros sera prélevé le 25 septembre 2026.
- Au-delà de 300 euros, le paiement sera réparti sur quatre échéances entre septembre et décembre.
Pourquoi l’administration rembourse-t-elle certains contribuables ?
Depuis la mise en place du prélèvement à la source, l’impôt est payé progressivement au moment de la perception des revenus.
La déclaration annuelle reste néanmoins obligatoire. Celle réalisée au printemps 2026 a permis de déterminer le montant définitif de l’impôt dû sur les revenus perçus en 2025.
L’administration compare alors deux montants :
- l’impôt définitif calculé à partir de la déclaration ;
- les sommes déjà prélevées à la source pendant l’année 2025.
Trois situations sont possibles.
| Résultat du calcul | Conséquence |
|---|---|
| Les prélèvements ont été trop élevés | Remboursement |
| Les prélèvements correspondent à l’impôt définitif | Rien à payer ni à recevoir |
| Les prélèvements ont été insuffisants | Solde à payer |
Le prélèvement à la source ne supprime donc pas la régularisation annuelle. Son taux est calculé à partir d’informations connues de l’administration, mais il ne peut pas toujours anticiper immédiatement une baisse de revenus, un changement familial ou certaines dépenses ouvrant droit à un avantage fiscal.
Quelles sont les dates des remboursements en 2026 ?
Pour la majorité des contribuables concernés, le remboursement interviendra :
- le vendredi 24 juillet 2026 ;
- ou le vendredi 31 juillet 2026.
Certains remboursements pourront être versés plus tard, notamment lorsque la déclaration a été déposée après la date limite ou nécessite un traitement complémentaire. La date individuelle figure sur l’avis d’impôt.
L’avis d’impôt doit être mis à disposition dans l’espace Finances publiques entre le 24 et le 31 juillet 2026 pour la majorité des déclarants en ligne.
Qui recevra un remboursement ?
Deux grandes situations peuvent conduire à un virement de la DGFiP.
Le prélèvement à la source a été trop élevé
Un foyer peut avoir versé davantage d’impôt que le montant finalement dû.
Cela peut notamment se produire après :
- une baisse des revenus ;
- une période de chômage ;
- un départ à la retraite ;
- une réduction du temps de travail ;
- un changement de situation familiale ;
- une naissance ;
- une hausse du nombre de parts fiscales ;
- une modification du taux de prélèvement insuffisamment rapide.
Lorsqu’un changement n’est pas signalé pendant l’année, l’ancien taux peut continuer à s’appliquer pendant plusieurs mois. La différence est alors restituée après le calcul définitif de l’impôt.
Le foyer bénéficie de réductions ou de crédits d’impôt
Certaines dépenses réalisées en 2025 peuvent diminuer l’impôt définitif ou ouvrir droit à un remboursement.
Il peut notamment s’agir :
- de l’emploi d’un salarié à domicile ;
- des frais de garde de jeunes enfants ;
- de dons à des organismes éligibles ;
- de cotisations syndicales ;
- de certaines dépenses liées à la dépendance ;
- de certains investissements locatifs encore éligibles.
Le remboursement versé pendant l’été tient compte de l’éventuelle avance de 60 % déjà perçue en janvier 2026.
Crédit d’impôt et réduction d’impôt : quelle différence ?
Les deux notions sont fréquemment confondues.
Le crédit d’impôt
Le crédit d’impôt est déduit du montant de l’impôt.
Lorsqu’il dépasse l’impôt dû, la différence peut être remboursée au contribuable. Un foyer non imposable peut donc bénéficier de certains crédits d’impôt.
La réduction d’impôt
La réduction d’impôt diminue également l’impôt, mais elle ne donne normalement pas lieu à un remboursement lorsqu’elle dépasse l’impôt dû.
Par exemple, un foyer devant payer 500 euros d’impôt et bénéficiant d’une réduction de 700 euros verra son impôt ramené à zéro. Les 200 euros restants ne lui seront pas versés.
En revanche, ce même foyer pourrait recevoir un remboursement si les prélèvements à la source déjà effectués pendant l’année sont devenus supérieurs au montant définitif de son impôt.
Comment fonctionne l’avance de 60 % versée en janvier ?
Pour certains avantages fiscaux récurrents, l’administration verse une avance en janvier.
Cette avance est généralement égale à 60 % de l’avantage fiscal obtenu l’année précédente. Le solde est ensuite calculé pendant l’été à partir des dépenses réellement déclarées au titre de 2025.
Exemple
Un contribuable bénéficie, au titre de ses dépenses de 2025, d’un crédit d’impôt définitif de 1 000 euros.
Il a déjà reçu une avance de 600 euros en janvier 2026.
Le solde versé pendant l’été sera donc de :
1 000 € − 600 € = 400 €
La situation peut toutefois être inversée.
Si le contribuable a cessé en 2025 d’employer un salarié à domicile mais a reçu une avance calculée à partir de ses dépenses de 2024, il devra rembourser tout ou partie de cette avance.
Le remboursement est-il automatique ?
Oui. Le contribuable n’a normalement aucune demande à effectuer.
Le remboursement est versé sur le compte bancaire enregistré auprès de l’administration fiscale. Si aucun compte n’est connu, un chèque est envoyé à l’adresse du contribuable.
Il est conseillé de vérifier les coordonnées bancaires enregistrées dans l’espace Finances publiques, notamment après :
- un changement de banque ;
- la fermeture d’un compte ;
- une séparation ;
- un divorce ;
- le décès du titulaire du compte ;
- une modification du compte utilisé par le foyer.
Le compte bancaire peut être consulté dans le service consacré au prélèvement à la source.
Le virement apparaît habituellement avec une référence provenant de la DGFiP et un libellé de type « REMB IMPOT REVENUS ».
Peut-on recevoir le remboursement avant l’avis d’impôt ?
Oui. Le versement peut apparaître sur le compte bancaire avant la mise en ligne de l’avis d’impôt.
L’avis reste néanmoins le document de référence. Il précise :
- le revenu fiscal de référence ;
- le nombre de parts ;
- le montant définitif de l’impôt ;
- les prélèvements déjà effectués ;
- les réductions et crédits d’impôt retenus ;
- le montant remboursé ou restant à payer ;
- le nouveau taux de prélèvement à la source.
La DGFiP indique qu’un virement peut intervenir avant même la mise à disposition de l’avis, généralement à la fin du mois de juillet ou au cours du mois d’août.
Pourquoi certains contribuables devront-ils payer un complément ?
Un solde à payer peut apparaître lorsque les sommes prélevées en 2025 sont inférieures à l’impôt définitif.
Cela peut notamment résulter :
- d’une hausse de revenus non signalée ;
- d’un taux de prélèvement devenu trop faible ;
- de revenus exceptionnels ;
- de revenus fonciers ou professionnels insuffisamment couverts par les acomptes ;
- d’une avance de réduction ou de crédit d’impôt trop importante ;
- de la disparition d’une dépense donnant auparavant droit à un avantage fiscal.
Le complément ne correspond pas à l’impôt sur les revenus de 2026. Il régularise l’impôt dû sur les revenus perçus en 2025. En parallèle, le prélèvement à la source continue de s’appliquer aux revenus de 2026.
Quand le solde d’impôt sera-t-il prélevé ?
Le calendrier dépend du montant restant à payer.
Solde inférieur ou égal à 300 euros
La totalité sera prélevée le 25 septembre 2026.
Solde supérieur à 300 euros
Le paiement sera automatiquement réparti en quatre prélèvements égaux :
- 25 septembre 2026 ;
- 26 octobre 2026 ;
- 25 novembre 2026 ;
- 28 décembre 2026.
Les dates et les montants exacts figurent sur l’avis d’impôt.
Un solde à payer ne signifie donc pas nécessairement qu’une erreur a été commise. Il peut simplement refléter un écart entre le taux appliqué pendant l’année et la situation définitive du foyer.
Que faire si le montant semble incorrect ?
Il faut commencer par examiner le détail de l’avis d’impôt.
Les éléments à vérifier comprennent notamment :
- les revenus déclarés ;
- les retenues à la source ;
- les charges déductibles ;
- le nombre de personnes à charge ;
- les dons ;
- les frais de garde ;
- les dépenses d’emploi à domicile ;
- les pensions alimentaires ;
- les réductions et crédits d’impôt ;
- l’avance éventuellement versée en janvier.
Le service de correction de la déclaration en ligne doit ouvrir le 29 juillet 2026 et rester accessible jusqu’en décembre. Il permet de modifier de nombreux éléments déclarés en ligne.
Après traitement de la correction, l’administration établit un nouvel avis. Selon le résultat, elle peut effectuer un remboursement complémentaire ou demander un montant supplémentaire.
Faut-il conserver les justificatifs ?
Les justificatifs ne sont généralement pas joints à la déclaration en ligne, mais ils doivent être conservés en cas de demande de l’administration.
Cela concerne notamment :
- les reçus fiscaux de dons ;
- les factures d’emploi à domicile ;
- les attestations de frais de garde ;
- les justificatifs de pensions alimentaires ;
- les documents relatifs aux investissements ouvrant droit à un avantage fiscal ;
- les preuves de dépenses déductibles.
Un remboursement reçu pendant l’été n’empêche pas l’administration de demander ultérieurement des éléments justificatifs ou de rectifier l’impôt en cas d’erreur.
Comment utiliser intelligemment le remboursement ?
Le remboursement ne constitue pas une prime versée par l’État. Il correspond principalement à la restitution d’un trop-perçu ou au règlement d’un avantage fiscal.
Son utilisation dépend donc de la situation financière du foyer.
Reconstituer une épargne de précaution
Un ménage disposant de peu de liquidités peut renforcer son Livret A, son LDDS ou son LEP s’il y est éligible.
Rembourser une dette coûteuse
Le remboursement anticipé d’un découvert, d’un crédit renouvelable ou d’un prêt à la consommation fortement rémunéré peut produire une économie certaine.
Anticiper les dépenses de rentrée
Une partie de la somme peut être réservée aux dépenses scolaires, aux assurances, à la taxe foncière ou aux dépenses énergétiques de l’automne.
Financer un projet à long terme
Lorsque l’épargne de précaution est suffisante et qu’aucune dette coûteuse ne subsiste, le montant peut être investi en fonction de l’horizon et du niveau de risque accepté.
Il est toutefois prudent de vérifier d’abord qu’aucun autre prélèvement fiscal important n’est attendu, notamment un solde d’impôt, la taxe foncière ou l’impôt sur la fortune immobilière.
Comment éviter une régularisation trop importante l’année prochaine ?
Le taux de prélèvement à la source peut être adapté en cours d’année lorsque les revenus ou la situation familiale évoluent.
Une mise à jour peut être pertinente après :
- une augmentation ou une baisse durable de salaire ;
- un départ à la retraite ;
- une perte d’emploi ;
- un mariage ou un Pacs ;
- une séparation ;
- une naissance ;
- le début ou la fin d’une activité indépendante ;
- une variation importante des revenus fonciers.
La déclaration réalisée au printemps 2026 entraîne également le calcul d’un nouveau taux, normalement appliqué à compter de septembre 2026.
Pour l’avance de réductions et crédits d’impôt de janvier 2027, les contribuables pourront en demander la diminution ou l’annulation au cours du dernier trimestre de 2026 lorsque leurs dépenses auront fortement baissé.
Conclusion : vérifier son compte, mais surtout son avis d’impôt
Les principaux remboursements d’impôt sur les revenus de 2025 sont attendus les 24 et 31 juillet 2026.
Ils concerneront principalement les contribuables dont le prélèvement à la source a dépassé l’impôt définitif et ceux qui bénéficient d’un solde de réductions ou de crédits d’impôt.
Le versement est automatique sur le compte bancaire connu de la DGFiP. Il reste néanmoins indispensable de consulter son avis afin de comprendre l’origine du remboursement et de vérifier les données utilisées.
Les contribuables qui ne reçoivent aucun virement ne sont pas nécessairement perdants : leurs prélèvements peuvent simplement correspondre au montant définitif de leur impôt.
À l’inverse, certains foyers devront payer un complément à compter du 25 septembre. La déclaration annuelle n’est donc pas une nouvelle imposition, mais le moment où l’administration compare l’impôt réellement dû avec les sommes déjà versées.
Le remboursement de l’été doit être considéré pour ce qu’il est : la restitution d’une somme déjà payée en excès ou le versement d’un avantage fiscal, et non un revenu exceptionnel offert par l’État.
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