La nouvelle année approche avec, pour les épargnants français, une perspective peu réjouissante : la rémunération des livrets réglementés est sur le point de reculer à nouveau. Livret A, LDDS et, dans une moindre mesure, Livret d’épargne populaire (LEP) devraient voir leurs taux diminuer à compter du 1er février 2026, conséquence directe du reflux de l’inflation.
Un signal clair : l’ère des rendements “confortables” sur l’épargne sans risque touche à sa fin.
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Une inflation en berne qui fait chuter les taux
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Selon les derniers chiffres définitifs publiés par l’Insee, l’inflation hors tabac s’établit autour de 0,9 % sur un an. Ce niveau, historiquement bas après les tensions inflationnistes de 2022-2024, déclenche mécaniquement une révision à la baisse des taux réglementés.
Le taux du Livret A, calculé à partir de la moyenne semestrielle de l’inflation et des taux interbancaires à court terme, devrait ainsi glisser vers 1,5 %, contre 1,7 % actuellement. Le LDDS, dont la rémunération est alignée sur celle du Livret A, suivra la même trajectoire.
Autrement dit : le rendement réel de ces placements redevient très faible, voire nul une fois l’inflation résiduelle prise en compte.
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Le LEP : protégé, mais sous pression
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Le cas du Livret d’épargne populaire (LEP) mérite une attention particulière. Réservé aux ménages modestes, il reste le livret réglementé le mieux rémunéré. Théoriquement, une inflation aussi faible pourrait conduire à un taux proche de 1 %.
Mais la réglementation impose un garde-fou essentiel : le taux du LEP doit rester au minimum supérieur de 0,5 point à celui du Livret A.
Si le Livret A tombe à 1,5 %, le LEP ne pourra donc pas descendre sous 2 %. Par ailleurs, le gouvernement conserve la possibilité de déroger à la formule mathématique pour éviter une chute trop brutale, comme cela a déjà été le cas lors des précédentes révisions.
Le message reste néanmoins clair : même le LEP ne sera plus l’eldorado qu’il a été ces deux dernières années.
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Faut-il abandonner les livrets réglementés ?
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Non. Mais il faut leur redonner leur vraie fonction.
Le Livret A, le LDDS et le LEP sont avant tout :
- des réserves de liquidité immédiate,
- une épargne de précaution,
- une protection contre les imprévus.
Ils ne sont pas conçus pour créer de la performance à long terme.
La bonne pratique consiste à conserver sur ces supports l’équivalent de trois à six mois de dépenses, puis à réfléchir à d’autres solutions pour le surplus.
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