Un troisième trimestre consécutif de repli commercial
Pour le troisième trimestre consécutif, le marché du logement neuf reste en difficulté du côté de la demande. Si le début de l’été a apporté une embellie sur le front des permis de construire et des mises en chantier, la dynamique commerciale demeure en net recul.
Les chiffres publiés par le ministère de la Transition écologique pour le 2ᵉ trimestre 2025 confirment un nouveau tassement des réservations, aussi bien chez les particuliers que chez les institutionnels.
Réservations en baisse : particuliers et investisseurs en retrait
Entre avril et juin, 15 726 logements neufs ont été réservés par des particuliers en France, soit une baisse de 2,3 % par rapport au 1ᵉʳ trimestre, et de 3 % sur un an.
Cumulée sur douze mois, la contraction atteint près de -9 %.
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Les appartements concentrent l’essentiel de la baisse (-2,5 %),
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Tandis que les maisons individuelles résistent avec une petite hausse de +1,1 %.
La demande reste bridée par plusieurs facteurs :
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inflation des coûts de construction,
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fin du dispositif Pinel, qui soutenait largement l’investissement locatif,
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conditions de crédit toujours tendues, en particulier pour les primo-accédants et les ménages modestes.
Des stocks en hausse, une pression croissante sur les promoteurs
Face à cette demande atone, les stocks de logements disponibles poursuivent leur ascension :
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18 395 unités fin juin, soit +4,5 % en trois mois.
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Troisième trimestre consécutif de hausse.
Pour les promoteurs, cette accumulation traduit une difficulté croissante à écouler la production et accentue la nécessité de trouver de nouveaux relais de croissance, alors même que les dispositifs publics de soutien se réduisent.
Soutiens publics : un impact limité
L’extension du prêt à taux zéro (PTZ) devait redonner de l’air aux primo-accédants, mais son impact reste très modeste. Dans les zones tendues, où les prix restent élevés, l’aide ne suffit pas à compenser la hausse des taux d’intérêt et des coûts.
La fin du Pinel, en revanche, a laissé un vide considérable : ce dispositif représentait près de la moitié des ventes à investisseurs ; il ne pèse plus que moins d’un tiers des réservations début 2025.
Les institutionnels en fort repli
Le tableau n’est pas plus encourageant du côté des grands investisseurs :
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Les réservations en bloc chutent de 6,5 % au 2ᵉ trimestre 2025,
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Et de près de -25 % sur un an selon certains analystes.
Les collectivités locales, à l’approche des élections municipales de mars 2026, réduisent la voilure, tandis que l’incertitude budgétaire nationale bloque de nombreux projets.
Quelles perspectives pour fin 2025 ?
Les prochains mois s’annoncent délicats.
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Stocks élevés,
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demande fragile,
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financements contraints,
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prix moyen au mètre carré toujours en hausse.
Sans évolution des paramètres macroéconomiques (taux d’intérêt, soutien budgétaire, nouveaux dispositifs incitatifs), une reprise franche paraît improbable. Le secteur mise au mieux sur une stabilisation, en espérant que l’inflation des coûts et la politique monétaire deviennent plus favorables.
Une “grande glaciation” commerciale
En résumé, le logement neuf traverse une véritable période de “grande glaciation” : la reprise des chantiers ne s’est pas encore traduite dans les ventes. Dans ce climat incertain, la prudence reste de mise, aussi bien pour les acquéreurs que pour les promoteurs.
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