Une nouvelle introduction en Bourse pourrait bientôt attirer l’attention des investisseurs à Wall Street.
DayOne Data Centers, opérateur de centres de données basé à Singapour, aurait déposé confidentiellement un dossier en vue d’une introduction aux États-Unis, selon des informations publiées le 11 août 2026.
L’entreprise pourrait chercher à lever environ 5 milliards de dollars et viser une valorisation pouvant atteindre 20 milliards de dollars. Une cotation pourrait intervenir dès le prochain trimestre, même si le calendrier, la valorisation et le montant de l’opération peuvent encore évoluer.
L’IPO serait importante à plusieurs titres.
DayOne n’existait sous sa forme actuelle que depuis quelques années et vient pourtant de lever 4,5 milliards de dollars supplémentaires en juin 2026 auprès d’investisseurs privés.
Surtout, son développement s’inscrit au cœur de l’une des plus grandes vagues d’investissement actuelles : la construction des infrastructures nécessaires à l’intelligence artificielle.
Le véritable sujet n’est donc plus seulement le développement du cloud ou le stockage des données.
Il s’agit désormais de construire suffisamment vite les gigantesques capacités de calcul, d’électricité et de refroidissement dont ont besoin les modèles d’intelligence artificielle.
Et c’est précisément sur ce marché que DayOne cherche à devenir l’un des nouveaux acteurs mondiaux.
Qui est DayOne Data Centers ?
DayOne est une entreprise beaucoup plus récente que les grands noms historiques des centres de données.
La société a été créée en mai 2022 sous le nom de GDS International. Elle regroupait alors les activités internationales de l’opérateur chinois de centres de données GDS Holdings.
Après plusieurs levées de fonds ayant progressivement réduit la participation de GDS, l’activité est devenue indépendante et a pris officiellement le nom de DayOne le 1er janvier 2025.
GDS reste aujourd’hui actionnaire minoritaire.
Après les différentes opérations réalisées en 2025 et 2026, sa participation avait été ramenée à environ 19,9 % au printemps 2026.
DayOne dispose désormais d’investisseurs particulièrement puissants.
Ses deux principaux actionnaires sont notamment Coatue Management et Hillhouse, auxquels s’ajoutent entre autres l’Indonesia Investment Authority.
Le groupe bénéficie donc déjà du soutien de grands investisseurs institutionnels avant même son éventuelle arrivée en Bourse.
4,5 milliards de dollars levés juste avant l’IPO
L’un des chiffres les plus impressionnants concerne la dernière levée de fonds.
Le 5 juin 2026, DayOne a annoncé avoir finalisé une série C représentant au total 4,5 milliards de dollars de nouveaux capitaux.
Cette somme est considérable pour une entreprise encore privée.
Elle doit permettre d’accélérer son expansion notamment à :
Singapour,
Johor en Malaisie,
Batam en Indonésie,
en Thaïlande,
au Japon,
à Hong Kong,
en Finlande,
et en Espagne.
DayOne avait même précisé à cette occasion qu’elle pourrait continuer à étudier de nouveaux financements sur les marchés privés comme publics.
Deux mois plus tard, l’information concernant le dépôt confidentiel d’une IPO américaine donne évidemment une nouvelle signification à cette déclaration.
Une croissance extrêmement rapide
L’attrait de DayOne vient avant tout de son rythme de développement.
Depuis 2022, l’entreprise affirme avoir enregistré plus de 1,5 gigawatt de réservations de capacité à travers l’Asie-Pacifique et l’Europe.
Pour mesurer l’ampleur de ce chiffre, il faut comprendre que la puissance électrique disponible est devenue l’une des mesures essentielles dans l’industrie des centres de données.
Plus un site dispose de mégawatts disponibles, plus il peut accueillir de serveurs, de processeurs graphiques et donc de capacités de calcul.
À fin 2025, GDS indiquait que DayOne disposait déjà de 1 250 MW de puissance informatique engagée, dont 444 MW étaient alors facturables.
La différence entre ces deux chiffres est également instructive.
Une part importante de la croissance future de DayOne dépend de centres qui doivent encore être construits, équipés ou mis en service.
C’est donc à la fois l’une des principales opportunités et l’un des principaux risques du dossier.
Pourquoi les centres de données sont-ils devenus si importants ?
L’ancien article attribuait principalement leur croissance au cloud, au Big Data et à la sécurité des données.
Ces éléments restent pertinents.
Mais en 2026, le moteur dominant est devenu l’intelligence artificielle.
Les modèles d’IA nécessitent des milliers, voire des dizaines de milliers de processeurs spécialisés fonctionnant simultanément.
Ces puces doivent être :
alimentées en électricité,
refroidies,
connectées entre elles,
reliées à des réseaux de télécommunications très rapides,
et installées dans des bâtiments capables de fonctionner pratiquement sans interruption.
Cela nécessite des investissements gigantesques.
L’Agence internationale de l’énergie estime que la consommation mondiale d’électricité des centres de données pourrait passer d’environ 485 TWh en 2025 à près de 950 TWh en 2030.
La consommation des centres spécifiquement dédiés à l’IA pourrait quant à elle tripler sur cette période.
L’IA transforme donc les centres de données en véritables infrastructures stratégiques.
Des centaines de milliards investis par les géants technologiques
L’échelle des investissements donne le vertige.
Selon des estimations citées par Reuters en août 2026, les grands acteurs hyperscale comme Google, Microsoft ou Meta devraient consacrer environ 725 milliards de dollars aux infrastructures en 2026.
Et contrairement à ce que pouvait laisser entendre l’ancien article, ces entreprises ne sont pas nécessairement les concurrentes directes d’un acteur comme DayOne.
Microsoft Azure, Amazon Web Services ou Google Cloud construisent effectivement leurs propres infrastructures.
Mais les hyperscalers louent également énormément de capacités auprès d’opérateurs spécialisés lorsqu’ils ont besoin de se déployer rapidement dans une région.
DayOne construit donc précisément des infrastructures susceptibles d’être utilisées par ce type de clients.
Le modèle économique est davantage comparable à celui d’opérateurs spécialisés comme Equinix, Digital Realty, QTS, Vantage, AirTrunk ou Switch qu’à celui d’un fournisseur de cloud grand public.
L’électricité devient plus importante que l’immobilier
C’est probablement l’un des changements les plus importants du secteur.
Il y a quelques années, construire un centre de données consistait principalement à trouver :
un terrain,
une bonne connectivité,
et une localisation proche des utilisateurs.
Avec l’intelligence artificielle, l’accès à l’électricité devient le principal goulot d’étranglement.
L’Agence internationale de l’énergie estime qu’environ 20 % des projets de centres de données actuellement envisagés pourraient subir des retards si les contraintes liées aux réseaux électriques ne sont pas résolues.
Cette réalité transforme même la géographie du secteur.
Reuters indiquait le 19 août 2026 que les nouveaux centres hyperscale européens construits entre 2026 et 2028 devraient se situer en moyenne à 175 kilomètres des grandes zones urbaines, contre seulement 46 kilomètres pour ceux développés entre 2022 et 2025.
Pourquoi ?
Parce que les opérateurs vont chercher là où se trouvent :
l’électricité disponible,
des raccordements rapides,
des terrains moins chers,
et parfois des sources d’énergie renouvelable abondantes.
DayOne applique justement cette logique dans son expansion européenne.
La Finlande illustre parfaitement cette stratégie
DayOne a choisi la Finlande pour lancer sa plateforme européenne.
Le groupe développe notamment deux campus à Lahti et Kouvola, représentant à terme environ 281 MW de capacité.
Le projet de Lahti représente à lui seul un investissement annoncé de l’ordre de 1,2 milliard d’euros.
Le choix de la Finlande n’est pas anodin.
Le pays dispose :
d’un climat froid réduisant certains besoins de refroidissement,
d’une production électrique largement décarbonée,
de terrains disponibles,
de réseaux fiables,
et de possibilités de récupération de la chaleur produite par les serveurs.
Le projet de Lahti prévoit justement de valoriser une partie de cette chaleur dans le réseau local.
DayOne cherche donc à construire non seulement des centres de données, mais des infrastructures capables de répondre simultanément aux problématiques de puissance électrique et d’efficacité énergétique.
Pourquoi DayOne veut-elle encore lever 5 milliards après avoir levé 4,5 milliards ?
À première vue, la question peut sembler évidente.
Une entreprise qui vient de lever 4,5 milliards de dollars pourrait-elle réellement avoir besoin de plusieurs milliards supplémentaires quelques mois plus tard ?
Dans le monde des centres de données, oui.
Le secteur est extrêmement consommateur de capitaux.
Il faut acheter ou louer les terrains, sécuriser les raccordements électriques, construire les bâtiments, installer les systèmes de refroidissement, les générateurs de secours et les équipements réseau avant de commencer à percevoir les revenus correspondant aux capacités louées.
Et la taille des projets augmente rapidement.
L’Agence internationale de l’énergie souligne désormais que les investissements nécessaires aux centres de données sont devenus tellement importants qu’ils ne peuvent plus être financés uniquement par les bilans des entreprises. Les marchés de capitaux vont donc jouer un rôle croissant dans leur développement.
L’éventuelle IPO de DayOne doit être analysée dans ce contexte.
Elle donnerait au groupe accès à une nouvelle source de financement pour poursuivre une expansion extrêmement rapide.
Une valorisation potentielle de 20 milliards de dollars
Selon Bloomberg, DayOne envisage depuis le début de l’année une valorisation pouvant atteindre 20 milliards de dollarslors de son introduction aux États-Unis.
Ce chiffre n’est pas encore officiel.
Il faudra attendre la publication du prospectus et de la fourchette de prix pour connaître les modalités définitives.
La valorisation potentielle n’en reste pas moins spectaculaire pour une société créée seulement en 2022 sous sa forme initiale.
Elle témoigne surtout de la manière dont les investisseurs valorisent actuellement les infrastructures liées à l’intelligence artificielle.
Il faut cependant rester prudent.
Une société peut évoluer dans un marché exceptionnel tout en étant introduite en Bourse à un prix excessif.
Le potentiel d’un secteur et la valorisation d’une action sont deux questions différentes.
Une éventuelle double cotation avec Singapour
Le projet pourrait également présenter une particularité.
DayOne avait étudié une double cotation aux États-Unis et à Singapour.
Cette possibilité reste à confirmer dans les conditions définitives de l’opération.
Elle aurait néanmoins du sens pour une entreprise dont le siège se trouve à Singapour et dont une grande partie des actifs sont situés en Asie.
Une présence américaine offrirait l’accès à l’immense profondeur des marchés financiers de Wall Street, tandis qu’une cotation à Singapour renforcerait l’ancrage régional du groupe.
Le choix final constituera donc lui aussi un élément à surveiller.
Quels seraient les principaux atouts de DayOne ?
Pour un investisseur, plusieurs éléments peuvent rendre le dossier intéressant.
Une exposition directe à la croissance de l’IA
Les producteurs de semi-conducteurs comme Nvidia représentent l’une des manières de profiter du développement de l’IA.
Les centres de données en représentent une autre.
Sans bâtiments, énergie et systèmes de refroidissement, les milliers de milliards de calculs nécessaires à l’intelligence artificielle ne peuvent tout simplement pas être exécutés.
DayOne constitue donc une exposition aux infrastructures physiques de l’IA.
Une présence dans des marchés à forte croissance
L’entreprise est particulièrement bien implantée en Asie du Sud-Est.
Or l’AIE prévoit que la consommation électrique des centres de données dans cette région plus que doublera d’ici 2030, notamment grâce à l’importance du corridor Singapour-Malaisie.
DayOne dispose précisément d’une implantation importante dans la zone SIJORI, regroupant Singapour, Johor en Malaisie et les îles Riau en Indonésie.
Des investisseurs institutionnels solides
Coatue, Hillhouse et plusieurs fonds souverains ont accepté d’apporter des milliards de dollars au projet.
Cela ne garantit évidemment pas sa réussite.
Mais la présence de ces investisseurs constitue un élément à prendre en compte lorsqu’on évalue la capacité de DayOne à continuer de financer son expansion.
Le risque numéro un : une croissance extrêmement coûteuse
Le principal danger est presque le miroir de l’opportunité.
Construire des centres de données nécessite énormément de capital avant de générer des revenus.
Une entreprise peut donc afficher un carnet de commandes spectaculaire et malgré tout souffrir financièrement si :
les constructions coûtent plus cher que prévu,
les mises en service prennent du retard,
les raccordements électriques ne sont pas disponibles,
ou les conditions de financement se détériorent.
C’est précisément pourquoi les futurs comptes financiers de DayOne seront essentiels.
Pour le moment, le dépôt confidentiel ne permet pas encore au public d’accéder au prospectus complet.
Avant d’investir, il faudra notamment connaître :
le chiffre d’affaires,
l’EBITDA,
l’endettement net,
les flux de trésorerie,
les investissements annuels,
les obligations contractuelles futures,
et le coût réel de construction des capacités à venir.
Sans ces données, juger une valorisation de 20 milliards de dollars serait prématuré.
Deuxième risque : la concentration des clients
Le secteur hyperscale possède une autre particularité.
Les contrats sont souvent très importants, mais les clients potentiels réellement capables de louer plusieurs dizaines ou centaines de mégawatts ne sont pas nombreux.
Ils sont notamment constitués des grands groupes technologiques et des acteurs majeurs du cloud et de l’intelligence artificielle.
Un seul contrat peut donc représenter une partie significative du chiffre d’affaires d’un opérateur.
Cela procure une grande visibilité lorsque les contrats sont conclus sur de longues durées.
Mais cela crée également un risque de concentration.
Le futur prospectus devra donc être regardé de très près pour déterminer quelle part des revenus de DayOne dépend de ses cinq ou dix plus gros clients.
Troisième risque : construire avant de connaître la demande réelle
L’enthousiasme actuel autour des infrastructures IA conduit les entreprises à annoncer des projets gigantesques.
Mais les investisseurs doivent se poser une question simple :
toutes ces capacités seront-elles réellement utilisées avec une rentabilité satisfaisante ?
L’AIE envisage elle-même plusieurs scénarios pour la demande future.
Dans son scénario central, la consommation électrique des centres de données double presque d’ici 2030.
Mais elle étudie également un scénario plus défavorable dans lequel l’adoption de l’IA ralentit et les contraintes énergétiques freinent fortement les constructions.
Un investisseur ne doit donc pas transformer une prévision de croissance du secteur en certitude.
La course aux data centers comporte un risque classique de tout cycle d’investissement : construire trop de capacités au moment où tout le monde pense que la demande ne peut que progresser.
Quatrième risque : l’énergie et les contraintes réglementaires
L’ancien article mettait beaucoup l’accent sur le RGPD.
Pour un opérateur de centres de données hyperscale en 2026, ce n’est pas le principal risque économique.
Les véritables contraintes sont aujourd’hui :
l’accès au réseau électrique,
le prix de l’énergie,
l’accès à l’eau lorsque le refroidissement en nécessite,
les permis de construire,
les réactions des populations locales,
et les exigences environnementales.
Les centres de données représentaient environ 1,5 % de la consommation mondiale d’électricité en 2024. L’AIE estime que cette consommation pourrait atteindre près de 950 TWh en 2030, soit près de 3 % de la consommation mondiale.
Plus le secteur grossit, plus ces questions deviennent politiques.
Pour un opérateur, disposer d’un contrat client ne suffit donc pas : il faut également réussir à sécuriser pendant plusieurs décennies les ressources physiques nécessaires au fonctionnement du centre.
Une IPO dans un marché qui devient plus sélectif
Autre raison de ne pas céder trop rapidement à l’enthousiasme : Wall Street ne valorise pas automatiquement toutes les entreprises liées aux centres de données à des niveaux extravagants.
Le cas de Csquare l’a montré en juillet 2026.
L’opérateur soutenu par Brookfield voulait introduire ses actions entre 23 et 27 dollars. Il a finalement dû fixer son prix à 21 dollars, sous la fourchette prévue.
Csquare a levé environ 1,05 milliard de dollars mais son titre a terminé sa première séance légèrement en baisse, pour une valorisation d’environ 3,2 milliards.
Le message du marché est donc intéressant :
les investisseurs veulent de l’IA et des centres de données, mais ils ne sont plus prêts à payer n’importe quel prix.
Ce sera également le principal enjeu pour DayOne.
Switch pourrait également arriver à Wall Street
DayOne ne sera peut-être pas seule.
En juillet 2026, l’opérateur américain Switch a lui aussi mandaté Goldman Sachs et JPMorgan pour préparer une éventuelle introduction en Bourse.
L’opération pourrait lever jusqu’à 10 milliards de dollars et valoriser Switch près de 80 milliards de dollars dette comprise.
Cela pourrait donner aux investisseurs plusieurs nouveaux moyens d’accéder au boom des infrastructures numériques.
Mais cela signifie également que les différentes entreprises devront convaincre le marché que leur croissance et leur rentabilité justifient leurs valorisations respectives.
DayOne arriverait donc dans un secteur porteur, mais également de plus en plus compétitif sur les marchés financiers.
Faut-il s’intéresser à DayOne en tant qu’investisseur français ?
Oui, le dossier mérite clairement d’être suivi.
Mais pas encore acheté aveuglément sur la seule base des chiffres annoncés.
DayOne coche plusieurs cases intéressantes :
une croissance extrêmement rapide,
une exposition directe à l’intelligence artificielle,
une présence forte en Asie,
une expansion européenne,
des investisseurs institutionnels puissants,
et plus de 1,5 GW de capacité déjà réservée.
Mais il manque encore les données les plus importantes pour déterminer si l’action serait attractive :
les comptes détaillés et le prix de l’IPO.
Une société fantastique proposée à une valorisation excessive peut devenir un mauvais investissement.
Une société très capitalistique achetée à un prix raisonnable peut au contraire offrir une excellente exposition à une tendance structurelle.
La future publication du prospectus sera donc beaucoup plus importante que l’annonce de l’IPO elle-même.
Les chiffres qu’il faudra absolument regarder dans le prospectus
Lorsque DayOne rendra son dossier public, plusieurs données devront être analysées avant toute décision.
Le chiffre d’affaires et sa croissance
Il faudra vérifier que la progression spectaculaire des capacités réservées se transforme réellement en revenus.
L’EBITDA et les marges
Deux opérateurs disposant de la même puissance électrique peuvent avoir des niveaux de rentabilité très différents.
L’endettement
Les centres de données sont fréquemment financés avec beaucoup de dette.
Le niveau d’endettement et le coût moyen de financement seront donc déterminants.
Les investissements futurs
Une forte croissance n’est attractive que si le rendement obtenu sur chaque milliard investi est suffisamment élevé.
Le taux d’utilisation
Construire 1 GW de capacité n’a de valeur que si celle-ci est effectivement louée et facturée.
La concentration des clients
Une dépendance excessive à un ou deux hyperscalers pourrait augmenter fortement le risque.
Les contrats d’électricité
Enfin, la durée et le prix des contrats énergétiques pourraient constituer l’un des actifs les plus importants du groupe.
Ce qu’il faut retenir
L’entreprise évoquée dans les premières informations concernant cette nouvelle IPO est DayOne Data Centers, un opérateur de centres de données hyperscale basé à Singapour.
Selon les informations publiées le 11 août 2026, DayOne aurait déposé confidentiellement son dossier d’introduction aux États-Unis et pourrait chercher à lever environ 5 milliards de dollars, avec une valorisation potentielle allant jusqu’à 20 milliards de dollars. Ces conditions ne sont toutefois pas encore définitives.
L’entreprise vient par ailleurs de lever 4,5 milliards de dollars en juin 2026 et affirme avoir sécurisé plus de 1,5 GW de réservations de capacités en Asie-Pacifique et en Europe.
Le dossier est particulièrement intéressant parce qu’il permettrait aux investisseurs de s’exposer à une infrastructure indispensable au développement de l’intelligence artificielle.
L’AIE estime que la consommation électrique mondiale des centres de données pourrait passer d’environ 485 TWh en 2025 à 950 TWh en 2030, tandis que celle liée spécifiquement aux installations consacrées à l’IA devrait progresser encore beaucoup plus rapidement.
Mais ce potentiel possède un prix.
Les centres de données nécessitent des dizaines de milliards de dollars d’investissements, des quantités considérables d’électricité et des années de construction. Ils sont également exposés au risque de surcapacité, aux retards de raccordement électrique et à une forte concentration de clientèle.
DayOne pourrait donc devenir l’une des IPO les plus intéressantes du secteur de l’intelligence artificielle en 2026, mais le véritable verdict devra attendre son prospectus.
Avant de juger si 20 milliards de dollars constituent une valorisation attractive, il faudra connaître ses revenus, ses bénéfices, son endettement, ses flux de trésorerie et les investissements encore nécessaires pour transformer ses 1,5 GW de réservations en centres réellement opérationnels.
C’est là que se trouve la différence entre profiter de la ruée vers l’intelligence artificielle et simplement payer trop cher l’une des entreprises qui construisent les pioches et les pelles de cette nouvelle ruée vers l’or.
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