Publié le 28 août 2026 à 07:30 — Mis à jour le 21 août 2026 à 23:23

Netflix, Spotify, salle de sport, stockage dans le cloud, applications mobiles, assurances, services de livraison, presse en ligne, jeux vidéo… En quelques années, les abonnements se sont installés dans presque tous les aspects de notre vie quotidienne. Pris séparément, leurs mensualités paraissent souvent modestes. Additionnées et oubliées pendant plusieurs mois, elles peuvent pourtant représenter une véritable fuite dans le budget.

Une étude publiée en 2026 a ainsi fait émerger un chiffre particulièrement spectaculaire : 81 euros par mois seraient dépensés dans des abonnements et contrats devenus inutiles. Mais ce chiffre doit être interprété correctement. Il ne signifie pas que chaque Français gaspille 81 euros tous les mois. Selon l’enquête CSA Research réalisée pour Lesfurets auprès de 2 026 adultes, 13 % des Français déclarent être encore abonnés à des contrats ou services dont ils ne se servent plus. Parmi ces personnes, 2,6 abonnements inutiles sont conservés en moyenne, pour un coût total de 81 euros par mois.

Pour ceux qui sont concernés, la somme est loin d’être anecdotique : 81 euros par mois représentent 972 euros sur une année. De quoi financer une partie des vacances, renforcer son épargne de précaution ou commencer à investir régulièrement plutôt que de laisser près de 1 000 euros disparaître dans des prélèvements devenus sans véritable utilité.

Les jeunes sont particulièrement exposés

L’étude révèle une différence générationnelle spectaculaire. Alors que 13 % de l’ensemble des Français reconnaissent conserver des contrats ou abonnements devenus inutiles, la proportion atteint 40 % chez les 18-24 ans. Les services concernés ne sont d’ailleurs pas uniquement Netflix ou Spotify : les personnes interrogées citent principalement les assurances, les salles de sport et les plateformes de streaming.

Cette surexposition des jeunes s’explique probablement en partie par la multiplication des abonnements numériques. Streaming vidéo et musical, stockage en ligne, jeux vidéo, applications premium, intelligence artificielle ou encore services de livraison fonctionnent désormais très souvent sur le modèle de la mensualité automatique. Dix paiements de 5 ou 10 euros sont psychologiquement beaucoup moins visibles qu’une dépense unique de 100 euros, alors qu’ils produisent exactement le même effet sur le compte bancaire.

Une étude Ipsos publiée début 2025 montrait déjà que 90 % des moins de 35 ans disposaient d’au moins un abonnement média payant, contre 70 % de l’ensemble des Français. Ils détenaient en moyenne 2,9 abonnements de ce type, contre 1,8 pour l’ensemble de la population.

Le développement de l’économie de l’abonnement a donc créé un nouveau poste budgétaire qu’il faut désormais gérer presque comme l’énergie, l’assurance ou les télécommunications.

Les Français dépensent 72 euros par mois pour leurs abonnements de loisirs

L’enquête Lesfurets permet également de mesurer le poids plus général de ces dépenses. 76 % des foyers français possèdent au moins un abonnement de loisirs, catégorie regroupant notamment les plateformes de streaming vidéo, la musique, les jeux vidéo, les salles de sport et les cartes de cinéma.

Le budget correspondant atteint 72 euros par mois en moyenne en 2026, soit 9 euros de plus qu’en 2025. Chez les 25-34 ans, il grimpe même à 121 euros par mois.

Ces chiffres ne signifient évidemment pas que ces dépenses sont inutiles. Une personne qui regarde Netflix chaque soir, écoute quotidiennement Spotify et utilise sa salle de sport plusieurs fois par semaine peut parfaitement considérer ces abonnements comme une excellente utilisation de son argent.

Le problème apparaît lorsque la dépense devient automatique alors que l’usage disparaît.

Une salle de sport à laquelle on ne va plus depuis six mois n’a pas la même valeur qu’une salle fréquentée trois fois par semaine. Un abonnement vidéo utilisé par toute une famille n’a pas la même rentabilité qu’une plateforme ouverte deux fois dans l’année.

Ce n’est donc pas le nombre d’abonnements qui constitue le problème. C’est l’écart entre ce que l’on paie et ce que l’on utilise réellement.

Pourquoi continuons-nous à payer des services inutiles ?

La réponse est assez révélatrice.

Parmi les Français qui conservent des contrats devenus inutiles, 41 % expliquent qu’ils pensent qu’ils pourraient en avoir besoin plus tard. 32 % invoquent des contraintes contractuelles et 30 % reconnaissent tout simplement ne pas avoir pris le temps de les résilier.

La première raison correspond à un biais comportemental classique. Une personne ne va plus à la salle de sport, mais conserve son abonnement parce qu’elle se promet de reprendre « le mois prochain ». Six mois plus tard, elle a payé plusieurs centaines d’euros sans y retourner.

La même logique existe avec les plateformes numériques. On conserve une plateforme parce qu’une série intéressante pourrait sortir prochainement, une application parce qu’elle pourrait redevenir utile ou un service premium parce que son prix mensuel semble suffisamment faible pour ne pas justifier l’effort de résiliation.

Cette accumulation est favorisée par le prélèvement automatique. Lorsque 9,99 euros disparaissent silencieusement du compte tous les mois, la douleur psychologique est beaucoup plus faible que si le consommateur devait ressortir sa carte bancaire et décider consciemment chaque mois de payer à nouveau.

C’est précisément l’intérêt économique du modèle de l’abonnement pour les entreprises : transformer une décision d’achat ponctuelle en revenu récurrent.

Les périodes d’essai sont un autre piège classique

Les essais gratuits peuvent également contribuer à l’accumulation.

Le consommateur s’inscrit pour tester un service pendant sept jours ou un mois, renseigne sa carte bancaire et oublie ensuite la date à laquelle commence la facturation. Le premier paiement peut sembler suffisamment faible pour ne pas déclencher de réaction immédiate, puis le prélèvement se répète.

La DGCCRF met d’ailleurs en garde contre les abonnements cachés, dans lesquels une offre particulièrement attractive, un échantillon, une réduction ou un service à faible prix peut dissimuler la souscription à un contrat récurrent. Elle cite notamment des consommateurs ayant découvert après coup des prélèvements mensuels liés à des engagements qu’ils n’avaient pas correctement identifiés au moment de l’achat.

Cela ne signifie évidemment pas que toute période d’essai constitue une pratique abusive. Le professionnel doit cependant communiquer clairement le prix, la durée du contrat et les conditions de résiliation avant l’engagement du consommateur.

La bonne pratique consiste donc à inscrire immédiatement dans son calendrier la date de fin d’un essai gratuit plutôt que de compter sur sa mémoire trois semaines plus tard.

Une nouvelle tendance apparaît pourtant en 2026 : les Français commencent à couper

Après plusieurs années d’empilement, un changement de comportement apparaît.

Le baromètre Submix 2026 de BearingPoint, consacré aux abonnements culturels numériques payants, montre que les dépenses françaises diminuent pour la première fois après quatre années de hausse consécutive.

Selon les données reprises de l’étude, le budget moyen consacré aux abonnements numériques concernés est passé de 37 euros par mois en 2022 à 42 euros en 2023, 45 euros en 2024 puis 49 euros en 2025. En 2026, il redescend à environ 41 euros par mois, tandis que le nombre moyen d’abonnements passe de 3,2 à 3 par personne.

Attention toutefois à ne pas comparer directement ce chiffre de 41 euros avec les 72 euros de l’étude Lesfurets. Les périmètres ne sont pas identiques : BearingPoint étudie essentiellement les offres culturelles numériques, tandis que Lesfurets inclut un ensemble plus large d’abonnements de loisirs tels que les salles de sport ou le cinéma.

Mais la tendance est intéressante : face à l’augmentation des prix, les consommateurs commencent à arbitrer.

Pendant longtemps, la réaction à une nouvelle plateforme consistait à l’ajouter aux précédentes. En 2026, elle semble de plus en plus souvent consister à choisir laquelle remplacer.

La hausse des prix pousse à faire le tri

Cette évolution n’est pas surprenante. De nombreux services autrefois commercialisés quelques euros par mois ont progressivement augmenté leurs tarifs, multiplié leurs formules ou réservé certaines fonctionnalités aux abonnements supérieurs.

Une étude Ipsos réalisée fin 2025 pour Sharesub indiquait ainsi que les consommateurs interrogés consacraient en moyenne 54 euros par mois à leurs abonnements de loisirs numériques, hors télécommunications, assurances et autres dépenses utilitaires. Plus d’un Français sur deux ayant un abonnement déclarait avoir déjà résilié un service, ou envisager de le faire, parce que son coût devenait difficile à supporter dans son budget.

La situation est encore plus nette dans les familles : 68 % des foyers interrogés ayant au moins un enfant indiquaient avoir dû renoncer à un ou plusieurs abonnements pour équilibrer leur budget.

L’abonnement n’est donc plus cette petite dépense invisible qu’il était encore il y a quelques années. À force d’augmentations tarifaires et d’accumulation des services, les ménages commencent à le considérer comme une catégorie budgétaire à part entière.

81 euros économisés peuvent avoir beaucoup plus de valeur qu’on ne le pense

Pour les personnes réellement concernées par les 81 euros mensuels de contrats inutilisés, supprimer ces dépenses représente une économie immédiate de 972 euros par an.

Mais l’impact peut être encore plus important sur plusieurs années.

Une famille qui récupère 50 ou 80 euros de dépenses inutiles tous les mois peut décider de les laisser sur son compte courant. Elle peut aussi choisir d’en faire une mensualité d’épargne automatique.

C’est là que l’audit des abonnements devient intéressant en matière de finances personnelles : il ne s’agit pas uniquement de dépenser moins. Il peut permettre de transformer une dépense oubliée en capacité d’épargne permanente.

Supprimer un abonnement inutile de 20 euros n’enrichit pas seulement de 20 euros ce mois-ci. Cela libère 20 euros tous les mois suivants tant que le service n’est pas repris.

L’économie sur une dépense récurrente a donc une particularité très intéressante : elle est elle-même récurrente.

La règle des trois clics a considérablement simplifié les résiliations

Le consommateur français dispose aujourd’hui de protections plus importantes qu’il y a quelques années.

Depuis juin 2023, un contrat de consommation pouvant être conclu en ligne doit également pouvoir être résilié en ligne grâce à une fonctionnalité facilement accessible. Cette disposition est souvent appelée « résiliation en trois clics ». Elle concerne aussi bien les nouveaux contrats que ceux qui existaient déjà lorsqu’ils entrent dans le champ du dispositif.

Elle couvre notamment de nombreux contrats proposés par les opérateurs de télécommunications, fournisseurs d’énergie, salles de sport, sites de rencontres ou médias en ligne. Le professionnel doit permettre au consommateur d’accéder clairement à la fonction de résiliation, de vérifier les informations relatives à son contrat puis de confirmer sa demande.

Un professionnel qui ne respecte pas cette obligation peut encourir une amende administrative pouvant atteindre 15 000 euros pour une personne physique et 75 000 euros pour une personne morale.

Il existe néanmoins des conditions contractuelles à respecter. Un abonnement comportant encore une durée minimale d’engagement ne devient pas automatiquement résiliable gratuitement simplement parce que la demande peut désormais être réalisée en ligne.

La simplicité de la procédure ne supprime pas les éventuelles obligations prévues par le contrat.

Les renouvellements automatiques sont également encadrés

Autre point important : une entreprise ne peut pas simplement laisser indéfiniment un consommateur oublier qu’un contrat à tacite reconduction arrive à échéance sans respecter certaines obligations d’information.

Pour les contrats concernés par l’article L.215-1 du Code de la consommation, le professionnel doit informer le client de la possibilité de ne pas reconduire son contrat au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant la fin de la période permettant de refuser le renouvellement. Cette information doit notamment faire apparaître clairement la date limite de résiliation.

Lorsque cette obligation n’est pas correctement respectée, le consommateur peut, dans les situations prévues par le texte, mettre fin gratuitement au contrat après sa reconduction.

Les règles diffèrent toutefois selon la nature du produit. Les assurances, télécommunications ou services sans engagement peuvent disposer de régimes spécifiques. Il faut donc vérifier les conditions applicables au contrat plutôt que de supposer que tous les abonnements obéissent exactement aux mêmes règles.

Comment réaliser un véritable audit de ses abonnements ?

Le plus efficace consiste à ne pas essayer de se souvenir de ses abonnements. Il faut partir des mouvements bancaires.

Trois mois de relevés de compte et de carte permettent généralement d’identifier l’essentiel des prélèvements récurrents. Il faut rechercher non seulement les noms évidents comme Netflix ou Spotify, mais aussi les petits montants récurrents de 2,99 €, 4,99 €, 9,99 € ou 19,99 € qui passent facilement inaperçus.

Il faut ensuite examiner les abonnements directement facturés par Apple, Google, PayPal ou d’autres intermédiaires, car le relevé bancaire n’indique pas toujours clairement le nom du service final.

Une fois la liste constituée, la bonne question n’est pas simplement : « Est-ce que j’aime ce service ? », mais plutôt : « Quand l’ai-je utilisé pour la dernière fois et combien me coûte chaque utilisation ? »

Un service à 20 euros utilisé vingt fois dans le mois coûte un euro par utilisation. Le même service ouvert une fois tous les trois mois coûte en réalité 60 euros par utilisation.

Cette manière de raisonner permet souvent de distinguer très rapidement les abonnements réellement utiles de ceux que l’on conserve uniquement par habitude.

Une stratégie simple : faire tourner les plateformes

Il n’est d’ailleurs pas toujours nécessaire de renoncer définitivement à un service.

Dans le streaming vidéo, une stratégie peut consister à alterner les plateformes. Rien n’oblige à conserver simultanément Netflix, Disney+, Max, Apple TV+, Paramount+ et d’autres services toute l’année.

Une famille peut par exemple conserver une ou deux plateformes pendant quelques mois, regarder les contenus qui l’intéressent, les résilier puis en activer d’autres.

Ce fonctionnement est particulièrement pertinent lorsque les abonnements sont sans engagement.

Au lieu d’accumuler six services utilisés occasionnellement, le ménage concentre son budget sur ceux qu’il utilise réellement à un instant donné.

L’économie peut être substantielle sans véritablement réduire l’accès aux contenus.

Les offres groupées peuvent être intéressantes… mais pas automatiquement

Les opérateurs télécoms, plateformes et autres intermédiaires proposent de plus en plus souvent des offres regroupant plusieurs services à prix réduit.

Ces packs peuvent être avantageux lorsque l’on utilise réellement chaque composante. Mais ils peuvent aussi créer une nouvelle forme d’abonnement oublié.

Payer 25 euros pour trois services qui coûteraient normalement 40 euros constitue une économie uniquement si l’on avait réellement besoin des trois.

Si l’on n’en utilise qu’un qui coûte 12 euros individuellement, le « pack à prix réduit » entraîne en réalité une dépense supplémentaire de 13 euros.

Il faut donc comparer le prix du bouquet avec le coût des seuls services que l’on aurait achetés séparément, pas avec la somme théorique de tous les services proposés.

Les assurances en double peuvent coûter encore plus cher que le streaming

L’étude 2026 ne mentionne d’ailleurs pas uniquement les plateformes de loisirs. Les assurances figurent parmi les contrats devenus inutiles signalés par les consommateurs.

C’est un poste qui mérite une attention particulière parce que les montants peuvent être beaucoup plus élevés qu’un abonnement de streaming.

Certaines personnes peuvent disposer de garanties partiellement redondantes entre leur carte bancaire haut de gamme, leur assurance habitation, leur assurance voyage, une extension vendue lors de l’achat d’un appareil et un contrat spécifique souscrit ailleurs.

Cela ne signifie pas qu’il faut supprimer arbitrairement des assurances. Une garantie inutile aujourd’hui peut protéger contre un risque financier majeur demain.

L’audit doit donc porter non seulement sur l’utilisation, mais sur le risque réellement couvert et l’éventuelle présence de doublons.

Pour une assurance, la question n’est pas « ai-je utilisé le service ce mois-ci ? », comme pour Netflix, mais plutôt « suis-je déjà couvert ailleurs pour le même risque et cette garantie correspond-elle toujours à ma situation ? ».

Les abonnements professionnels méritent également un audit

Le problème ne concerne pas uniquement les particuliers.

Dans une petite entreprise ou chez un indépendant, les logiciels SaaS peuvent s’accumuler encore plus rapidement : comptabilité, stockage, signature électronique, CRM, visioconférence, outils graphiques, intelligence artificielle, gestion des réseaux sociaux ou sauvegarde en ligne.

Un abonnement professionnel de 30 ou 50 euros paraît raisonnable isolément. Dix services peuvent représenter plusieurs milliers d’euros par an.

L’apparition massive des abonnements à des outils d’intelligence artificielle depuis 2023-2024 rend cet audit encore plus pertinent. Certaines entreprises paient aujourd’hui plusieurs assistants ou logiciels disposant de fonctionnalités largement redondantes.

Là encore, l’objectif n’est pas de supprimer les bons outils. Un logiciel qui fait gagner plusieurs heures de travail chaque mois peut avoir un excellent retour sur investissement.

Il faut simplement être capable de répondre à la question : « Qu’est-ce que cet abonnement m’apporte réellement ? »

Une méthode très simple à appliquer deux fois par an

Pour éviter que le problème ne se reproduise, un audit tous les six mois suffit généralement. Il peut être organisé autour de quelques catégories : streaming et divertissement, logiciels et applications, sport, télécommunications, assurances, services de livraison et autres contrats récurrents.

Pour chaque ligne, il suffit ensuite de noter le prix mensuel, la dernière utilisation, la date éventuelle de fin d’engagement et la décision : conserver, renégocier, mettre en pause ou résilier.

Le résultat est souvent plus efficace que de chercher à économiser quelques centimes sur chaque achat quotidien. Supprimer trois prélèvements inutiles de 15 euros libère 45 euros tous les mois sans aucun effort supplémentaire après la résiliation.

C’est ce qui fait des dépenses récurrentes l’un des premiers endroits à regarder lorsque l’on souhaite reprendre le contrôle de son budget.

Ce qu’il faut retenir

Le chiffre de 81 euros par mois est bien issu d’une étude française récente, mais il doit être présenté correctement. Il ne correspond pas au gaspillage moyen de l’ensemble de la population. L’enquête CSA Research réalisée pour Lesfurets en janvier 2026 montre que 13 % des Français déclarent conserver des abonnements ou contrats qu’ils n’utilisent plus. Ces personnes cumulent en moyenne 2,6 contrats devenus inutiles pour un coût total de 81 euros par mois. Chez les 18-24 ans, 40 % déclarent être concernés.

Parallèlement, l’économie de l’abonnement continue de représenter un poste important du budget : 76 % des foyers disposent d’au moins un abonnement de loisirs et la dépense correspondante atteint 72 euros par mois en moyenne, avec 121 euros chez les 25-34 ans.

Mais 2026 semble marquer un tournant. Le baromètre Submix de BearingPoint observe pour la première fois depuis quatre ans une baisse des dépenses consacrées aux abonnements culturels numériques. Le budget étudié redescend autour de 41 euros par mois, contre 49 euros en 2025, tandis que les consommateurs réduisent légèrement le nombre de services auxquels ils sont abonnés.

La bonne nouvelle est que la législation française facilite désormais le ménage. Depuis 2023, les contrats de consommation pouvant être conclus en ligne doivent pouvoir être résiliés en ligne grâce à une procédure simplifiée, couramment appelée « résiliation en trois clics ». Les contrats à reconduction tacite sont également soumis à des obligations d’information destinées à permettre au consommateur d’empêcher leur renouvellement.

La leçon n’est donc pas qu’il faut supprimer Netflix, Spotify ou tous ses abonnements. Un service réellement utilisé peut parfaitement constituer une dépense raisonnable.

Le problème commence lorsqu’on ne sait plus exactement ce que l’on paie.

Un audit de quelques relevés bancaires peut parfois permettre de retrouver 20, 50 ou même 80 euros de capacité d’épargne mensuelle sans véritable baisse du niveau de vie. Pour les 13 % de Français concernés par les 81 euros de contrats devenus inutiles, l’enjeu représente près de 1 000 euros sur une seule année.

Dans une période où les ménages cherchent souvent des solutions compliquées pour améliorer leur pouvoir d’achat, commencer par arrêter de payer ce que l’on n’utilise plus reste probablement l’une des économies les plus simples et les plus rentables à réaliser.