Cette évolution a été mécaniquement influencée par la revalorisation de la surprime catastrophes naturelles, passée de 12% à 20% en janvier 2025.
Le comparateur Meilleurtaux Assurances estime que les primes d’assurance habitation ont encore fortement augmenté cette année : de +8% à +12%. Cette évolution a été mécaniquement influencée par la revalorisation de la surprime catastrophes naturelles, passée de 12% à 20% en janvier 2025 dans un contexte de changement climatique augmentant la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques. L’assurance catastrophe naturelle est une extension de garantie obligatoire pour tous les contrats d’assurance de dommages.
Des concessions sur le niveau de couverture
Meilleurtaux Assurances note que près d’un assuré sur deux (46%) hésite désormais à déclarer un sinistre, et 30% y renonceraient délibérément, de peur de voir leur prime s’envoler.
Aujourd’hui, certains ménages peuvent faire l’impasse sur leur propre sécurité, faute de pouvoir financer leur protection. C’est dans ce contexte que de nouveaux acteurs ont émergé ces dernières années avec des offres ajustées en termes de couverture afin de s’adresser aux populations disposant d’un budget plus restreint et souhaitant uniquement les garanties essentielles comme la responsabilité civile ou les dégâts des eaux
, indique Samuel Bansard, président de Meilleurtaux Assurances.
Des écarts de prix toujours importants selon les départements
Le comparateur d’assurances observe toujours des écarts de prix significatifs selon les départements avec des tarifs qui peuvent doubler à garanties égales. Le locataire d’un appartement de 40 m² à Paris devra par exemple débourser 25,3% de plus que la moyenne nationale pour être assuré, soit environ 134 €/an contre 109 €/an au niveau national. A l’inverse, ce sont les habitants de la Sarthe, de l’Indre et du Morbihan qui bénéficient de la meilleure situation économique avec des primes légèrement supérieures à 90 € par an.
Pour des surfaces habitables plus importantes, le locataire d’un appartement de 70 m² dans les Alpes Maritimes ou dans les Bouches-du-Rhône, départements plus sensibles aux changements climatiques et phénomènes de sécheresse ou d’incendies, payent autour de 165 €/an contre 117 €/an au niveau national.
Du simple au double pour les propriétaires de maisons
Contrairement aux locataires, les propriétaires occupants ne sont pas légalement tenus de souscrire une assurance habitation si leur logement n’est pas en copropriété. D’après Meilleurtaux Assurances, une famille propriétaire d’une maison de 100 m² qui souhaite assurer son capital mobilier à hauteur de 20.000€ devra débourser un peu plus de 205 €/an si elle réside en Mayenne, 213 € dans le Finistère mais presque 400 € dans les Alpes-Maritimes, département le plus cher de France, contre environ 281 €/an au niveau national.
Si le système assurantiel est basé sur une logique de mutualisation des risques, il demeure des disparités tarifaires importantes qui sont directement liées à la fréquence et l’intensité de la sinistralité selon les zones géographiques ainsi qu’au coût de reconstruction ou de réparation qui peut varier également selon les zones
, rappelle Samuel Bansard.
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