Publié le 17 novembre 2025 à 18:30 — Mis à jour le 16 novembre 2025 à 20:27

La Direction générale des Finances publiques vient de mettre en ligne son simulateur dédié à la Contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR). Un outil crucial pour les contribuables les plus aisés, alors qu’un acompte obligatoire doit être réglé avant la mi-décembre. Découvrez ce qu’il change, qui est concerné, et comment l’utiliser pour anticiper votre fiscalité 2025.


Un calendrier respecté pour un dispositif complexe


 

Annoncé pour la mi-novembre, le simulateur de la CDHR a finalement été déployé ce 14 novembre, conformément au calendrier prévu par la DGFiP. Objectif : offrir aux foyers les plus aisés une estimation fiable du montant qu’ils devront régler au titre de ce nouveau dispositif.

Dans son communiqué, l’administration fiscale précise :

« Afin d’aider les usagers dans l’estimation du montant de cet acompte, un simulateur est mis à leur disposition sur impots.gouv.fr. Les usagers peuvent ainsi vérifier, avant d’effectuer leur déclaration, leur éligibilité au paiement de la CDHR ».

Autrement dit, le Trésor public souhaite éviter les erreurs de calcul et permettre aux contribuables concernés d’anticiper une charge parfois significative.


CDHR : de quoi s’agit-il exactement ?


 

La Contribution différentielle sur les hauts revenus vise à renforcer l’effort fiscal demandé aux contribuables disposant de revenus élevés ou exceptionnels.
Elle complète l’impôt sur le revenu lorsque certains seuils sont dépassés, en tenant compte :

  • du niveau global des revenus,

  • des revenus dits « exceptionnels »,

  • des revenus taxés à des taux proportionnels (flat tax, plus-values, dividendes, etc.).

Le simulateur permet désormais d’intégrer ces paramètres automatiquement.


Un outil enrichi spécifiquement pour les revenus exceptionnels


Le simulateur d’impôt classique a été complété pour intégrer les subtilités de la CDHR. Les contribuables doivent notamment déclarer leurs revenus exceptionnels dans une rubrique dédiée :

« Revenus répondant à la définition des revenus exceptionnels non taxés au barème progressif mais à taux proportionnel (7,5 %, 12,8 %, 19 %, 24 %, 30 %, 41 % ou 50 %) ».

Cette distinction est cruciale, car ces revenus peuvent augmenter sensiblement l’assiette de la contribution.

Concrètement, il s’agit par exemple de :

  • plus-values immobilières,

  • dividendes soumis au PFU,

  • gains de cession de titres,

  • rachats sur contrats d’assurance-vie,

  • primes exceptionnelles,

  • ou tout revenu soumis à un taux fixe et non au barème progressif.

 


Une urgence : régler l’acompte avant la mi-décembre


Pour les contribuables concernés, le temps presse.
La CDHR doit faire l’objet d’un acompte à verser avant la mi-décembre, avant régularisation lors de la déclaration de revenus de l’année suivante.

Un retard ou une absence de paiement peut entraîner :

  • des pénalités,

  • des intérêts de retard,

  • voire un redressement si l’administration estime que l’absence de déclaration est injustifiée.

Autrement dit, mieux vaut utiliser le simulateur sans attendre.


Le Conseil Patrimoine : que faut-il retenir ?


 

  • ✔ Le simulateur officiel CDHR est en ligne.
  • ✔ Il permet de vérifier l’éligibilité et d’estimer le montant de l’acompte.

  • ✔ Les revenus exceptionnels doivent être déclarés dans une rubrique spécifique.

  • ✔ L’acompte obligatoire doit être réglé avant la mi-décembre.

  • ✔ Les contribuables à hauts revenus ont tout intérêt à anticiper leur calcul pour éviter les mauvaises surprises.