Épargne : les dépôts à terme progressent de 7,2 %, faut-il y voir un retour des placements bloqués ?

par | Nov 2, 2026 | Épargne | 0 commentaires

Un chiffre qui mérite d’être lu correctement

Dans ses statistiques monétaires de septembre 2026, publiées le 28 octobre, la Banque de France relève une progression de 7,2 % sur un an des dépôts à terme de moins de deux ans détenus par les résidents. La hausse était de 5,7 % en août. Le même document fait état d’une croissance de 0,9 % des dépôts à vue et d’une variation annuelle de 0,2 % des comptes sur livret.

Ce chiffre de 7,2 % ne signifie pas que les comptes à terme rapportent 7,2 % d’intérêts. Il mesure la variation de l’encours d’une catégorie de dépôts par rapport à l’année précédente. Confondre ces deux notions conduirait à surestimer considérablement le rendement d’un placement.

Pourquoi certains épargnants privilégient une durée définie

Un compte à terme permet généralement de connaître à l’avance les conditions de rémunération d’une somme immobilisée pour une durée déterminée. Cette visibilité peut intéresser un ménage qui dispose d’une épargne excédant son matelas de sécurité et qui souhaite fixer le rendement d’une partie de sa trésorerie.

En contrepartie, les modalités de sortie anticipée peuvent réduire les intérêts ou imposer des conditions particulières. La durée, le taux brut annoncé, la périodicité de versement des intérêts et les éventuelles pénalités doivent être comparés avant toute souscription.

Un arbitrage qui ne se limite pas au taux affiché

Les livrets réglementés conservent des caractéristiques particulières : disponibilité des fonds, plafonds et fiscalité avantageuse. Un compte à terme relève généralement de la fiscalité des intérêts et son taux brut ne doit pas être comparé directement au rendement net d’impôt d’un Livret A ou d’un LEP.

Un exemple purement pédagogique : un placement rémunéré à 3 % brut ne laisse pas 3 % net après application d’une fiscalité de droit commun. Il faut également prendre en compte la durée réelle d’immobilisation et la possibilité que les taux du marché évoluent pendant cette période.

Ce que les prochaines données permettront de vérifier

La Banque de France prévoit de publier le 2 novembre ses statistiques de rémunération des dépôts bancaires de septembre. À l’heure de la préparation de cet article, la publication de taux correspondante n’était pas encore disponible dans la liste consultée : aucun taux moyen de septembre n’est donc avancé ici.

La bonne question pour un épargnant n’est pas seulement de savoir si les dépôts à terme attirent davantage de fonds. Elle est de déterminer quel rendement net, quelle disponibilité et quelle garantie il obtient sur le produit réellement proposé par sa banque. Les conditions commerciales peuvent varier fortement d’un établissement et d’une durée à l’autre.

Sources et méthode

Informations vérifiées au 2 novembre 2026. Les montants et règles décrits sont ceux des textes ou publications cités ci-dessous ; les exemples sont illustratifs et ne remplacent pas une vérification individuelle.