E-Totem, entreprise française spécialisée dans les infrastructures de recharge pour véhicules électriques, a été placée en redressement judiciaire le 7 octobre 2026. Confrontée à des difficultés financières, la société stéphanoise fait désormais l’objet d’une recherche de repreneur, avec une date limite de dépôt des offres fixée au 20 novembre. Cette situation illustre les contraintes économiques auxquelles peuvent être confrontés les opérateurs d’infrastructures, malgré la croissance du marché de la mobilité électrique.
Un redressement judiciaire ouvert le 7 octobre 2026
Le tribunal de commerce de Saint-Étienne a prononcé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire à l’encontre d’E-Totem le 7 octobre 2026.
Selon le jugement publié au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC) le 16 octobre, la date de cessation des paiements a été fixée au 28 septembre 2026.
Une période d’observation est prévue jusqu’au 6 janvier 2027.
Le tribunal a désigné un administrateur judiciaire, chargé d’assister l’entreprise dans sa gestion, ainsi qu’un mandataire judiciaire représentant les intérêts des créanciers.
Cette procédure ne signifie pas automatiquement la disparition de l’entreprise. Elle vise à examiner les possibilités de poursuite de l’activité, d’apurement du passif ou de cession.
Un spécialiste historique de la recharge électrique
Créée en 2012 à Saint-Étienne, E-Totem intervient dans la conception, la fabrication, l’installation, la supervision et la maintenance d’infrastructures de recharge.
Son activité s’adresse notamment aux collectivités territoriales, aux entreprises et aux exploitants de parkings commerciaux.
L’entreprise s’est développée autour d’une offre intégrant plusieurs étapes de la chaîne de valeur, depuis la fourniture des équipements jusqu’à l’exploitation des installations.
Selon la présentation publiée dans le cadre de la recherche de repreneurs, E-Totem compte 88 salariés et revendique environ 12 000 points de charge déployés ouverts au public.
Ce chiffre correspond à un historique de déploiement communiqué dans le dossier de reprise. Il ne permet pas de déterminer le nombre exact de points actuellement exploités ou opérationnels.
Des difficultés financières documentées
Les difficultés de l’entreprise interviennent après plusieurs exercices marqués par des besoins importants de financement.